Haiti Nexus a organisé, le samedi 24 octobre 2026, un panel de discussion en ligne consacré à l’implication des jeunes dans le renforcement de la résilience climatique dans le Sud global. Cette rencontre multinationale a réuni trois jeunes acteurs engagés dans les questions climatiques et la diplomatie internationale, autour des défis de la participation des jeunes aux décisions et aux actions climatiques.
Placée autour du thème « Implication des jeunes à la résilience climatique dans le Global South », cette activité a permis d’aborder le rôle de la jeunesse dans la sensibilisation, la mobilisation communautaire, la gouvernance climatique et la recherche de solutions face aux changements climatiques.
Les échanges ont réuni Stevie Reine Yameogo, sociologue, chercheuse en sociologie de l’environnement et militante climatique du Burkina Faso, Ahmed Ag Mohamed, jeune acteur climatique malien et négociateur climatique, ainsi qu’Aurélie Vilaespesa, juriste engagée dans les questions de justice climatique et de gouvernance inclusive. Le panel a été modéré par Djim Laporte, coordonnateur d’événements au sein de Haiti Nexus.
Les discussions ont mis en avant les difficultés auxquelles sont confrontés les pays du Sud global, notamment en matière de financement climatique, d’accès aux technologies, de capacités institutionnelles et de préparation face aux risques environnementaux. Les participants ont également abordé la question de la justice climatique, alors que de nombreux pays en développement subissent de lourdes conséquences des changements climatiques malgré leur faible contribution historique aux émissions mondiales de gaz à effet de serre.
La jeunesse au cœur de l’action climatique
La participation des jeunes aux initiatives climatiques a constitué l’un des principaux axes de la rencontre. Les échanges ont notamment porté sur l’éducation climatique, la formation, la sensibilisation du public et la participation citoyenne, des dimensions de l’Action pour l’autonomisation climatique (ACE) qui contribuent à renforcer les capacités des jeunes et leur implication dans les réponses aux changements climatiques.
Les intervenants ont également abordé les obstacles qui limitent l’accès des jeunes aux espaces de décision, en s’appuyant notamment sur les réalités du Burkina Faso. La question de l’intégration des initiatives locales de la jeunesse dans les politiques climatiques nationales, dont les Contributions déterminées au niveau national (CDN) et les Plans nationaux d’adaptation (PNA), a aussi été soulevée.
Les discussions ont par ailleurs souligné l’importance de la coopération régionale et internationale entre les organisations de jeunes, les acteurs de la société civile et les coalitions de négociation climatique. Cette collaboration peut contribuer à faire entendre les préoccupations des communautés, à favoriser l’accès aux financements et à partager les solutions développées localement.
Vers une participation plus effective des jeunes
À travers les différentes questions soumises aux intervenants, le panel a cherché à identifier des moyens concrets pour permettre aux jeunes de contribuer durablement à la résilience de leurs communautés. Les échanges ont notamment porté sur la coordination entre les organisations de la société civile, les institutions publiques et les programmes de formation climatique.
La rencontre s’est achevée sur une réflexion commune autour des mesures prioritaires à mettre en œuvre au cours des deux prochaines années pour renforcer le rôle des jeunes dans l’action climatique et déterminer les acteurs responsables de leur mise en œuvre.
En organisant cette activité, Haiti Nexus a ouvert un espace d’échange entre de jeunes acteurs de différentes régions du Sud global sur les moyens de renforcer leur participation à la gouvernance climatique et de mieux relier les initiatives communautaires aux décisions prises aux niveaux national et international.
La rencontre rappelle ainsi l’importance d’une participation effective de la jeunesse dans la construction de réponses climatiques adaptées aux réalités des communautés les plus exposées.
Jean Rony Poito PETIT FRERE
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