Dans un contexte marqué par la vulnérabilité environnementale croissante du pays, le ministère de l’Environnement annonce une nouvelle série de mécanismes de financement destinés à renforcer les initiatives locales.
En effet, les autorités du MdE procéderont ce mercredi 13 mai 2026 au lancement simultané du Programme d’Appui aux Initiatives Environnementales Citoyennes (PAIEC) et de la 8ᵉ phase du Programme de Microfinancements du Fonds pour l’Environnement Mondial (PMF/FEM).

L’activité, prévue à l’hôtel Hôtel Karibe, réunira des représentants de l’État, des partenaires internationaux, des organisations communautaires ainsi que des jeunes porteurs de projets venus de plusieurs régions du pays. Le lancement se fera sous la direction du gouvernement, avec la participation attendue du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, selon un communiqué parvenu à notre rédaction.
Pour le ministère de l’Environnement, ces deux programmes constituent une réponse structurée aux défis liés à la dégradation des sols, à la déforestation et à la fragilisation des écosystèmes. L’approche privilégie désormais les initiatives locales, considérées comme plus adaptées aux réalités des territoires.
Le PAIEC met l’accent sur le financement direct de projets citoyens dans les dix départements du pays. L’idée est de soutenir des actions concrètes portées par des jeunes entrepreneurs et des organisations écologiques : reboisement, gestion des déchets, protection des bassins versants ou encore innovations vertes. Trente projets seront retenus pour cette première phase, avec des financements pouvant atteindre un million de gourdes.
De son côté, le PMF/FEM, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), poursuit une logique d’appui de proximité. Cette 8ᵉ phase cible principalement les communautés vivant à proximité des aires protégées et les zones fortement exposées aux risques environnementaux.
L’objectif est de renforcer leur capacité d’adaptation et de gestion durable des ressources naturelles.
Au-delà des annonces officielles, cette initiative est perçue comme un test pour la capacité de l’État à transformer les engagements environnementaux en résultats concrets sur le terrain. Plusieurs acteurs de la société civile estiment que la réussite du programme dépendra surtout de la transparence dans la sélection des projets et du suivi de leur mise en œuvre.
Avec cette double intervention, les autorités cherchent à installer une nouvelle dynamique : faire de l’action communautaire un pilier central de la politique environnementale nationale, dans un pays où les enjeux écologiques sont de plus en plus liés à la survie économique et sociale des populations.
Jean Rony Poito Petit Frere
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