Le jardin botanique des Cayes, véritable sanctuaire de biodiversité, a été ravagé par les flammes, mettant fin à plus de vingt années d’efforts consacrés à la conservation et à la recherche environnementale.
Ce site unique, qui abritait des collections précieuses de plantes endémiques et natives, représentait un pilier essentiel dans la préservation du patrimoine naturel haïtien. Il est à noter que les circonstances de ce drame n’ont pas été révélées.
Selon une annonce du fondateur de l’espace, William Cinéa, les dégâts sont considérables. Une partie des plantes collectées à travers le pays, souvent dans des conditions difficiles, a été coupée et transformée en charbon de bois, tandis que le reste de la réserve écologique a été entièrement détruit par le feu. Cette perte dépasse largement le cadre local, affectant la communauté scientifique, éducative et environnementale, tant en Haïti qu’à l’étranger.
Profondément attristé par cette tragédie, William Cinéa a pris plusieurs mois de recul pour réfléchir à la suite. De cette période d’introspection est née une conviction forte : la nécessité d’investir massivement dans l’éducation environnementale. Pour lui, seule une prise de conscience collective permettra de mieux protéger les ressources naturelles du pays.
Malgré l’ampleur du désastre, le message se veut porteur d’espoir. Le fondateur affirme son intention de poursuivre la mission du Jardin botanique des Cayes, avec encore plus de rigueur et d’engagement. Il souhaite continuer à faire découvrir la richesse naturelle d’Haïti et encourager une meilleure relation entre l’homme et son environnement.
Dans cette dynamique, il lance également un appel à l’action : que cette destruction serve de déclencheur pour la création de jardins botaniques dans chaque département du pays, conformément aux dispositions constitutionnelles. Une vision ambitieuse, mais qui pourrait transformer cette perte en opportunité de renouveau.
Jean Rony Poito PETIT FRÈRE
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