Le ministre de l’Environnement, Valéry Fils-Aimé, participe actuellement à la 4e Conférence internationale de haut niveau sur la Décennie d’action pour l’eau et le développement durable (2018–2028), qui se tient du 25 au 27 mai 2026 à Douchanbé au Tadjikistan.
Mandaté par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, le ministre représente Haïti dans ce grand rendez-vous mondial consacré à la gouvernance de l’eau, à la résilience climatique et aux défis du développement durable. Cette rencontre réunit des délégations gouvernementales, des organisations internationales ainsi que des partenaires techniques et financiers engagés dans la gestion des ressources hydriques.
L’eau, un enjeu vital et stratégique
Dans son intervention, le ministre a rappelé que l’eau dépasse largement sa dimension environnementale pour devenir un enjeu de stabilité sociale, de santé publique et de développement économique.
Il a souligné que la pression croissante sur les ressources hydriques, aggravée par le changement climatique, l’érosion des sols et la dégradation des bassins versants, fragilise de nombreuses communautés, notamment les plus vulnérables.
« Aucune société ne peut prétendre à la stabilité, à la prospérité ou à la paix durable sans garantir un accès équitable et sécurisé à l’eau », a-t-il insisté.
Des avancées, mais des défis persistants
Le ministre a rappelé les progrès réalisés par Haïti ces dernières années, notamment le renforcement du cadre institutionnel avec la création de la DINEPA, la mise en œuvre de projets hydrauliques dans plusieurs communes, ainsi que des programmes de sensibilisation à l’hygiène.
Il a également mis en avant les nouvelles orientations stratégiques du pays, dont la création de l’Institut National des Ressources Hydrauliques (INARHY) et l’élaboration de plans structurants pour une gestion plus durable de l’eau.
Un appel à la solidarité internationale
Face aux défis, Haïti plaide pour un renforcement de la coopération internationale. M. Fils-Aimé a insisté sur la nécessité d’un accès accru aux financements climatiques, du transfert de technologies et d’un appui renforcé aux pays les plus vulnérables.
Selon lui, la gestion de l’eau ne peut être efficace sans solidarité mondiale et sans une action coordonnée entre les États.
Une vision pour l’avenir
En conclusion, il a réaffirmé l’engagement d’Haïti à faire de l’eau un véritable levier de transformation nationale, au service de la résilience climatique, de la cohésion sociale et du développement durable.
« L’eau est au cœur de notre avenir collectif. Elle nous oblige à agir ensemble avec responsabilité, solidarité et vision », a-t-il déclaré.
Jean Rony Poito PETIT FRERE
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