À l’initiative du Mouvement national citoyen pour le climat Altènatiba Ayiti et du Groupe d’action francophone pour l’environnement (GAFE), la 8e édition de la Journée nationale de mobilisation citoyenne contre le styrofoam s’est tenue ce vendredi 10 juillet dans plus de 20 communes du pays.
Des rassemblements ont été organisés devant plusieurs mairies afin d’interpeller les autorités sur la nécessité de faire appliquer le décret du 10 juillet 2013, qui interdit l’importation, la production, la commercialisation et l’utilisation des produits en styrofoam en Haïti selon un communiqué de presse parvenu à notre rédaction.
Sous le slogan « Nous voulons une Haïti plus belle, pas une Haïti poubelle », les manifestants ont réclamé une interdiction réelle, totale, définitive et sans condition de ces produits, tout en dénonçant leur présence persistante sur le marché haïtien plus de dix ans après l’adoption du décret.
Pour les organisateurs, cette situation traduit avant tout un manque de volonté dans l’application de la loi. « Lorsqu’un produit est interdit depuis plus de dix ans et qu’il continue d’envahir les marchés, le problème ne réside plus dans le texte de loi, mais dans son application », soulignent Altènatiba Ayiti et le GAFE dans leur déclaration.
Les deux organisations rappellent que le styrofoam constitue une menace pour l’environnement et la santé publique. Elles expliquent que ces produits obstruent les canaux d’évacuation et les ravines, aggravent les risques d’inondation et libèrent des substances potentiellement cancérigènes. Elles affirment également qu’une partie de ces produits entre sur le territoire national par des réseaux de contrebande.
Les organisateurs demandent au gouvernement de faire respecter le décret de 2013, de renforcer les contrôles aux frontières afin de lutter contre les importations illégales et d’encourager l’utilisation d’alternatives écologiques, notamment les emballages réutilisables ou biodégradables.
Ils lancent enfin un appel aux citoyens, aux écoles, aux universités, aux organisations communautaires, aux entreprises, aux églises et aux collectivités territoriales afin qu’ils soutiennent cette mobilisation et contribuent à réduire l’utilisation des produits en styrofoam dans le pays.
Jean Rony Poito Petit Frere
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