Environnement

Le gouvernement durcit les mesures contre l’extraction de sable dans les zones montagneuses

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Le gouvernement haïtien, à travers le ministère de l’Environnement, a annoncé une série de mesures visant à freiner l’exploitation jugée anarchique des carrières de sable dans les hauteurs de Port-au-Prince.

Réuni à Laboule 12 ce mardi 2026, le ministre de l’Environnement, Valéry Fils-Aimé, a lancé la deuxième phase de l’intervention de l’État dans les zones de Pèlerin, Laboule, Boutillier et Kenscoff, considérées comme particulièrement vulnérables sur le plan écologique.

Au cœur des décisions annoncées figure l’interdiction temporaire d’accès aux camions transportant du sable dans ces localités. Cette mesure, entrée en vigueur le 16 juin pour une durée initiale de trente jours, vise à réduire la pression exercée sur les montagnes et les bassins versants de la région, tout en permettant aux autorités de procéder à des évaluations techniques approfondies.

Pour assurer l’application de cette décision, un dispositif conjoint de surveillance sera mis en place à l’entrée de Laboule 12. Plusieurs institutions de l’État, dont l’Agence Nationale des Aires Protégées (ANAP), la Direction de l’Inspection et de la Surveillance Environnementale (DISE), la Police Nationale d’Haïti (PNH), les autorités municipales de Pétion-Ville et de Kenscoff ainsi que la Délégation départementale de l’Ouest, participeront aux opérations de contrôle.

Parallèlement, le Bureau des Mines et de l’Énergie (BME) a reçu pour mission de réaliser une cartographie nationale des sites d’extraction concernés. Cette opération devra permettre d’identifier les carrières en activité, leur niveau d’exploitation ainsi que leur conformité avec les dispositions légales en vigueur.

Le Bureau National d’Évaluation Environnementale (BNÉE) mènera également une étude approfondie des impacts environnementaux et sociaux liés à l’exploitation du sable dans ces zones. Les conclusions de cette évaluation serviront de base aux futures décisions du ministère de l’Environnement, qui n’exclut pas la fermeture définitive des sites représentant une menace pour les écosystèmes ou pour la sécurité des populations.

Selon le ministre Valéry Fils-Aimé, la protection des montagnes et des ressources naturelles constitue une priorité nationale. Les autorités estiment que l’exploitation incontrôlée du sable contribue à la dégradation des bassins versants, accentue les risques de catastrophes naturelles et fragilise davantage les communautés vivant dans ces secteurs.

À travers cette nouvelle action, le gouvernement entend réaffirmer l’autorité de l’État dans la gestion des ressources naturelles et renforcer les mécanismes de protection de l’environnement face à une exploitation qui suscite depuis plusieurs années de vives préoccupations.

Jean Rony Poito PETIT FRERE

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