Les 8 et 9 juillet 2022, s’est tenu à Belladère (Plateau central) et Elias Pinas, le 1er village Alternatiba binational pour le Climat à l’initiative du Groupe d’action francophone pour l’Environnement (GAFE) et le Mouvement national citoyen pour le Climat, Alternatiba Haïti.
Au programme de ce 5e village Alternatiba, il a eu, des expositions de nouvelles alternatives de protection de l’environnement, la diffusion de documentaires sur le climat et des ateliers d’artisanat et de recyclage, des conférences-débats sur le climat, la biodiversité, la gestion des déchets et la justice climatique.
Le village Alternatiba est un espace permettant de découvrir des initiatives concrètes dans les domaines des énergies renouvelables, de la gestion des déchets, de la citoyenneté, de l’éducation relative à l’environnement, de l’alimentation et de la construction écologique. Une initiative réunissant des Haïtiens et Dominicains des deux genres, s’engageant dans le combat pour la protection de l’environnement.
Cette rencontre citoyenne s’inscrit dans le cadre d’un partenariat binational inauguré sous le nom de 1er village Alternatiba se donnant pour objectif de mener un seul combat pour le climat, précisent les organisateurs.
Une ile, un même combat pour le Climat
Cette activité qualifiée de citoyenne et interculturelle est organisée pour mettre en valeur des initiatives environnementales innovantes, à l’adresse des citoyennes et citoyens, des décideurs politiques, des organisations internationales et des membres de la société civile.
Les deux États partageant l’île s’engagent bilatéralement dans la protection environnementale commune le voyant comme un devoir commun de travailler pour la sauvegarde de la nature et la protection de la biodiversité, d’où la cogestion de corridor biologique qui traverse Haïti, la République dominicaine et Cuba, lit-on dans un communiqué.
Ils sont sensibles, poursuivent-ils, au commerce et l’utilisation des produits non biodégradables, comme le styrofoam et autres plastiques de tous genres, qui polluent les écosystèmes marins et terrestres, requiert l’adoption, la mise en œuvre et le suivi de politiques publiques partagées, responsables et audacieuses.
D’autres domaines, comme l’agriculture ou l’exploitation des ressources minières, où la biodiversité et la santé des populations des deux pays sont menacées nécessitent, de toute urgence, une mobilisation des organisations politiques, des associations de la société civile et des citoyens ainsi que des mesures appropriées de la part des instances publiques des deux pays, poursuit le communiqué.