Alors que les changements climatiques ne cessent de constituer une menace pour la vie sur terre, les dirigeants des pays membres de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), les Parties comme on les appelle, tentent d’agir en conséquence. En effet, plusieurs chefs d’Etats du monde entier se réunissent du 30 novembre au 12 décembre 2023 à la 28e Conférence des Parties (COP 28) autour d’une question qui nous concerne tous : le climat. Ils ont fait le voyage aux Emirats arabe unis, pays organisateur de la COP 28, pour discuter sur les moyens de diminuer les énergies fossiles et réfléchir sur la nécessité de limiter le réchauffement climatique qui représente jusqu’à date un défi planétaire.
Tripler la capacité des énergies renouvelables, doubler l’efficacité énergétique, booster la croissance des énergies vertes, transformer les économies des pays en développement et accélérer la transition climatique, sont, entre autres, les objectifs visés par les organisateurs de la COP 28 dans le but de faciliter les dirigeants du Groupe des 77 pays en développement à diversifier leurs économies et exploiter le changement climatique à leur avantage.
Dans son discours de circonstance, le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, affirme que la combustion des combustibles est à l’origine du changement climatique. Il annonce son intention de créer un groupe d’experts chargé de gérer équitablement les minéraux essentiels à la transition énergétique en vue d’atteindre les objectifs fixés par l’accord de Paris de 2015.
Le chef de l’ONU plaide pour de bonnes orientations mondiales dans la gestion des ressources planétaires afin de réduire les risques géopolitiques et de combattre les problèmes sociaux et environnementaux. M. Guterres invite les parties à mener des actions positives au nom de la justice et de la durabilité pour le climat, en lien avec les infrastructures, les transports, le tourisme et l’énergie renouvelable.
Plus loin, le chercheur, auteur principal pour le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’évolution du Climat (GIEC), François Gemenne, signale que l’édition COP 28 a déjà porté ses fruits car elle sert à envoyer des signaux aux entreprises et au marché du monde entier pour contribuer dans la réduction de la production d’énergies fossiles. « Pour l’instant, ce sont 720 millions de dollars récoltés pour indemniser les dégâts causés par les activités des pays industrialisés dans les pays du Sud », affirme tout de go François Gemenne, qui croit que beaucoup d’efforts restent à fournir dans la lutte pour le climat car, souligne-t-il, le pic mondial des émissions de gaz à effet de serre n’est pas atteint.
Woody Duffault