Le président américain, Donald Trump a annoncé, le mercredi 7 janvier 2026, qu’il comptait retirer son pays, le deuxième plus grand émetteur mondial, de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).
Cette décision fera des États-Unis le seul pays à quitter la CCNUCC. Elle sera actée un an après en avoir informé l’ONU. Le responsable de la CCNUCC, Simon Stiell, qui occupe le poste de Secrétaire exécutif depuis 2022, qualifie la décision du président Trump de « colossal but contre son camp » qui nuira à l’économie américaine.
La CCNUCC est un traité international de 1992 qui établit un cadre mondial pour lutter contre le réchauffement climatique, visant à stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère pour prévenir les activités humaines dangereuses pour le système climatique.
Elle réunit presque tous les pays (Parties) et est la base d’accords majeurs comme le Protocole de Kyoto et l’Accord de Paris, avec pour objectifs l’atténuation (réduction des GES), l’adaptation, le financement, la technologie et le renforcement des capacités, en s’appuyant sur le principe des responsabilités communes mais différenciées.
Il y a environ un an, dès son premier jour à la Maison-Blanche, Donald Trump annonçait une nouvelle fois le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris. Ce retrait prendra effet le 27 janvier prochain. Ce coup-ci, les États-Unis ne seront pas seuls à sortir de l’Accord de Paris.
Des pays comme l’Iran, la Libye et le Yémen ne sont pas partie de ce traité international juridiquement contraignant adopté en 2015, lors de la COP21 à Paris, qui engage quasi tous les pays à lutter contre le réchauffement climatique, visant à maintenir l’augmentation de la température mondiale « bien en dessous de 2°C » par rapport aux niveaux préindustriels.
Patrick Saint-Pré
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