Plusieurs organisations de défense de l’environnement ont adressé une note de félicitations au nouveau ministre de l’Environnement, Valéry Fils-Aimé, tout en soulignant l’ampleur des défis qui l’attendent à la tête de cette institution stratégique.
Parmi les signataires figurent notamment ECOVERT-HAITI, MADECTH, APRODI, CANE, la Fondation Reboisement par Éducation, NOEAE et AVIDSE, ainsi que d’autres structures engagées dans la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles. Ces associations saluent l’accession de M. Fils-Aimé à cette haute fonction de l’administration publique, estimant que sa nomination suscite des attentes légitimes au sein de la société civile environnementale.
Dans leur message, elles rappellent que cette prise de fonction intervient dans un contexte national marqué par des défis écologiques et climatiques d’une ampleur exceptionnelle. Dégradation accélérée des écosystèmes, vulnérabilité accrue face aux catastrophes naturelles, pression sur les ressources forestières et hydriques : les urgences environnementales sont qualifiées de profondes et structurelles. Les responsabilités du nouveau titulaire du portefeuille sont ainsi décrites comme « cyclopéennes ».
Les organisations écologistes mettent également en lumière un déficit chronique de gouvernance environnementale.
Selon elles, le pays souffre d’une faible capacité institutionnelle, d’une coordination insuffisante entre les différents acteurs et d’une dépendance excessive à l’égard des projets financés par les partenaires techniques et financiers. Elles plaident pour des réponses structurelles, fondées sur une vision stratégique claire et une politique publique cohérente, durable et souveraine.
Un accent particulier est mis sur la situation préoccupante des directions départementales de l’environnement. Plusieurs d’entre elles seraient quasiment inopérantes et fonctionneraient principalement sous l’impulsion de projets financés de l’extérieur, au détriment d’un ancrage institutionnel solide. Les signataires appellent ainsi à des mesures correctives afin de renforcer leur autonomie, leurs moyens d’action et leur capacité d’intervention sur le terrain.
Tout en réaffirmant leur disponibilité à engager un dialogue constructif avec le ministre et son équipe, les associations indiquent vouloir maintenir une posture de vigilance citoyenne. Elles se disent ouvertes à une collaboration responsable et inclusive, mais insistent sur l’exigence de résultats concrets au bénéfice de l’environnement, des communautés locales et des générations futures.
Jean Rony Poito PETIT FRÈREE
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