L’Unité Technique de Sismologie du Bureau des Mines et de l’Énergie a publié le bilan des activités sismiques enregistrées en Haïti au cours de l’année 2025.
Selon les données collectées à partir des réseaux sismologiques nationaux et régionaux, 553 séismes ont été enregistrés sur l’ensemble de l’année, contre 628 en 2024.
Cette diminution de 75 secousses, soit une baisse d’environ 12 %, traduit un léger recul de l’activité sismique, sans pour autant écarter les risques liés à ce phénomène naturel.
Le rapport indique que l’activité sismique mensuelle est restée inégalement répartie, avec une moyenne de 46 séismes par mois.
Les mois de mai et d’août ont été les plus actifs, enregistrant chacun 60 secousses. Les magnitudes observées varient entre 0,2 et 4,2, classant la majorité des événements comme très mineurs à légers.
Environ 91 % des séismes ont présenté une magnitude inférieure ou égale à 3, tandis que 9 % seulement ont atteint des magnitudes comprises entre 3,1 et 4,2. Le séisme le plus fort de l’année, de magnitude 4,2, a été enregistré le 23 août au large de Jean-Rabel, dans le Nord-Ouest.
Une part importante des séismes, soit 206 événements représentant plus de 37 %, s’est produite en mer, avec une forte concentration autour de la presqu’île du Nord-Ouest. Bien qu’aucun tsunami n’ait été signalé en 2025, l’UTS rappelle que les séismes sous-marins constituent un risque potentiel lorsque certaines conditions sont réunies.
Par ailleurs, près de la moitié des séismes recensés, soit 47,5 %, ont été localisés à une profondeur inférieure ou égale à 10 kilomètres, ce qui les rend plus perceptibles à la surface.
Sur le plan géographique, les départements de l’Ouest, des Nippes et du Nord-Ouest demeurent les zones les plus exposées, concentrant à eux seuls 64 % des secousses enregistrées en 2025. À l’inverse, les départements du Centre, du Nord et du Nord-Est ont été les moins touchés.
Face à cette situation, le Bureau des Mines et de l’Énergie appelle la population à renforcer sa vigilance, à adopter des pratiques de construction conformes aux normes parasismiques et à respecter les consignes de la Protection civile, afin de réduire la vulnérabilité du pays face aux risques sismiques toujours présents.
Jean Rony Poito PETIT FRÈRE
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